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On reproche souvent aux météorologues de nous prévoir le temps à l’image de ce qu’il a été ! On peut sans doute faire le même reproche aux spécialistes des marchés financiers.

Le début de cette nouvelle année est très positif avec des hausses de 2 à 4 % des indices d’actions et avec une hausse de l’euro. Il n’y a donc pas de renversement de tendance par rapport à ce qu’a été l’année dernière. Autre point de ressemblance : la volatilité reste faible. Il y a un seul point qui semble un peu différent : les taux à 10 ans ont un peu monté, d’environ 0.20 à 0.30 %, aux Etats-Unis, en Allemagne et en France. Ce n’est pas en soi inquiétant, au contraire.

Faut-il en conclure que toute l’année ressemblera à l’année dernière ?

Nous le croyons, au moins pour la première partie.

Du côté de la politique monétaire, la déclaration de Mr Draghi, le Président de la BCE, le 25 janvier, a démontré une grande prudence en ce qui concerne la fin de sa politique accommodante. Les taux d’intérêt ne devraient pas remonter en Europe avant 2019. Et il n’est pas encore certain que la fin des achats d’actifs par la BCE ait lieu de façon définitive le 30 septembre prochain. Les liquidités devraient donc continuer de se déverser dans le but de faire remonter le taux d’inflation autour de 2%. La hausse de la parité euro-dollar depuis un an vient contrecarrer ces efforts et, même si en Europe, la Banque Centrale ne pilote pas le taux de change, elle peut s’en inquiéter.

Evidemment la situation est différente aux USA, où 3 nouvelles hausses de taux sont d’ores et déjà programmées.

Les indicateurs économiques sont tous au vert en Europe. Le FMI vient de le confirmer en revoyant à la hausse ses prévisions. Et les toutes premières annonces de résultats des entreprises comme celle de LVMH ce matin viennent le confirmer. On peut donc prévoir que les bénéfices des entreprises vont continuer sur la lancée d’une année 2017 qui a été très positive et surtout sans trop de déceptions.

Reste un point où le changement pourrait arriver : la volatilité. Elle a été exceptionnellement faible et elle pourrait se réveiller. Ce ne sont pas les craintes politiques qui pourraient créer un tel mouvement. Depuis l’élection présidentielle française, les marchés semblent convaincus que les risques ont fortement diminué en Europe. L’élection du parlement italien le 4 mars ne devrait pas créer de forte surprise. Si des évènements géopolitiques peuvent toujours arriver, ce sont plutôt les inquiétudes dues à la hausse continue du marché américain associée à un début de réduction des liquidités dans ce pays qui pourront parfois susciter des craintes. Nous croyons aujourd’hui que si tel est le cas, ce seront des opportunités qui se créeraient alors. 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 26 janvier 2018

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En matière d’impôt sur le revenu, les dons effectués au profit d’œuvres et d’organismes d’intérêt général ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66% du montant des dons effectués, retenus dans une limite égale à 20% du revenu net imposable. Exceptionnellement, les dons effectués au profit d’organismes sans but lucratif qui procèdent à la fourniture gratuite de repas ou de soins à des personnes en difficultés ou qui favorisent leur logement (montant maximum de dons de 531 euros pour 2017) ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 75% du montant de ces versements.

Les dons doivent être effectués entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année de perception des revenus.
Ainsi, pour la déclaration des revenus perçus en 2017, déposée au mois de mai 2018, seuls ouvriront droit à réduction d’impôt, les dons effectués entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017.


S’agissant de l’imposition sur la fortune, la réduction d’impôts « ISF-dons » serait reprise en matière d’IFI selon les mêmes modalités. Concrètement, ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 75% du montant des versements les dons effectués au profit de certains organismes répondant à certaines caractéristiques (liste d’organismes plus restreinte qu’en matière d’impôt sur le revenu). Le montant de l’avantage fiscal au titre des dons est plafonné à un montant de 50 000 euros (ou 45 000 euros si bénéfice d’une réduction « ISF-PME » également sollicitée/souscription possible jusqu’au 31 décembre 2017).

Les dons pris en compte sont ceux effectués entre la date limite de dépôt de la déclaration d’ISF de l’année précédente (soit le 16 juin 2017 pour l’ISF 2017) et la date limite de dépôt de la déclaration de l’année d’imposition (à priori l’IFI 2018 devrait être déclaré dans les mêmes délais que la déclaration de revenus 2017).

Les dons IFI pourraient donc être effectués jusqu’au mois de mai 2018.


En cas de demande de l’Administration fiscale, les contribuables doivent toujours être en mesure de présenter les reçus fiscaux délivrés par les organismes bénéficiaires des dons, indiquant la date, le montant du don et l’identité des bénéficiaires.

Blanche de Labarre

Ingénierie Patrimoniale

  

Achevé de rédiger le 22 décembre 2017

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Depuis que nous tenons cette chronique, on ne pourra pas nous reprocher d’avoir été pessimiste. Même si nous avons noté quelques risques politiques en France surtout, mais aussi dans d’autres pays européens, nous avons maintes fois souligné l’amélioration notable de la situation économique sur notre continent.


Les politiques monétaires menées par les banques centrales et notamment par la BCE ont permis une franche reprise de la croissance sur notre continent et dans tous les pays qui le constituent. Nous avons enfin pu nous raccrocher au train de la croissance mondiale lui-même sur une pente ascendante.


L’interrogation qui demeure reste celle de l’inflation qui reste bien en deçà des objectifs. Il est très surprenant qu’une conjoncture aussi bonne n’amène pas une hausse des prix provenant à la fois de la hausse des prix des matières premières mais aussi des salaires. Même si le mystère demeure, nous ne nous en plaindrons pas. Les banques centrales doivent réduire maintenant leurs politiques expansionnistes, mais elles le font aussi prudemment que possible. Et les entreprises n’ont en général pas eu trop de difficultés à maintenir ou à accroitre leurs marges.


D’ailleurs les résultats des entreprises que nous suivons et que nous avons rencontrées sont bons. On estime la croissance des bénéfices 2017 à environ 12%, sans surprise par rapport à ce qui était attendu en début d’année. Cela n’était pas arrivé depuis au moins cinq ans. Les perspectives 2018 sont un peu inférieures mais elles restent bonnes autour de 8 ou 9%.


Le marché américain a une fois de plus emmené les autres marchés. N’en déplaise aux Cassandres de toutes sortes, la croissance est restée forte aux Etats-Unis, et la taille de son secteur technologique lui a permis de battre tous ses records. Le Nasdaq est resté la locomotive de tous les marchés, y compris des pays émergents, même si on note que le marché chinois lui aussi bénéficie d’un moteur important avec des entreprises leaders sur le web.


Mais tout n’est pas rose et de nombreuses disruptions apparaissent auxquelles nous devons prêter attention. Les nouveaux modes de consommation modifient considérablement certaines habitudes. Le secteur de la distribution a connu une performance nulle cette année. L’utilisation de plus en plus habituelle d’internet pour nos achats pose de nombreux problèmes aux entreprises liées à la consommation, que ce soit les anciens leaders des hypermarchés (Carrefour), mais aussi les magasins de prêt-à-porter comme H&M. Les grandes entreprises qui produisent ces biens de consommation doivent se remettre en cause, ce qu’elles font notamment sous la contrainte d’actionnaires activistes. Ceci les a notamment entraînées à diminuer leurs coûts, notamment dans la publicité, ce qui a eu des répercussions très négatives pour les leaders de ce secteur comme WPP ou Publicis.


Si les performances ont donc été généralement très positives cette année grâce à l’environnement général, les sanctions ont été fortes quand il y a eu des déceptions, et nous devrons de nouveau faire très attention durant l’année qui vient.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 19 décembre 2017

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