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A l’égard de notre clientèle, les deux principes essentiels de confidentialité des informations qui nous sont confiées et de sécurité des systèmes d’information sont évidemment déjà au cœur de nos métiers.

Le règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur ce jour 25 mai 2018, conduit à formaliser davantage tout ce qui permet d’assurer le respect de ces principes dans le recueil et le traitement des données personnelles, notamment par des procédures renforcées et un dispositif de contrôle.

Le Groupe Oudart a désigné, conformément à ce règlement, un délégué à la protection des données. Pour toute information, ou si vous souhaitez exercer les droits qui sont reconnus aux clients de nos établissements, vous êtes invités à lui envoyer un message électronique à l’adresse : dpo@oudart.com

Nous vous remercions de votre confiance et restons à votre disposition.

 

Nous notions dans notre dernier commentaire à la mi-avril que le marché avait en grande partie rattrapé les baisses de février et mars. Le rebond a continué durant tout le mois avec par exemple une hausse du CAC 40 de plus de 7% sur l’ensemble du mois lui permettant de redevenir clairement positif depuis le début 2018.

Tous les marchés ont profité de cette reprise mais nous pouvons savourer notre plaisir : pour une fois, ce sont les marchés européens qui ont entraîné les autres, notamment les marchés français et italiens. L’indice paneuropéen Stoxx 50 progresse de 4.7% et le MSCI Monde de 3%, mais tous deux restent négatifs depuis le début de l’année.

Les inquiétudes évoquées précédemment n’ont pourtant pas disparu. Les taux d’intérêt ont continué de progresser et les menaces protectionnistes existent toujours.

Mais elles se sont peut-être atténuées. Les paroles menaçantes font place à une reprise de la diplomatie. Des délégations se promènent sur la planète pour essayer de négocier de nouveaux « deals », Les chinois d’ailleurs font tout pour tenter de réduire les tensions, promettant d’ouvrir un peu plus leur marché domestique.

Les banques centrales montrent une attitude un peu plus opportuniste. La Fed par exemple a récemment indiqué que le plafond de 2% d’inflation n’était peut-être pas un plafond et qu’il pouvait éventuellement être dépassé après tant d’années de très faible hausse des prix.

Et les résultats des entreprises au premier trimestre n’ont pas déçu. Nous nous sommes notamment réjouis des excellentes progressions dans la technologie avec Dassault Systèmes ou Cap Gemini. Le luxe a été très performant. Les trois grandes sociétés françaises Kering, LVMH et Hermès en ont bien profité. Et dans la cosmétique, L’Oréal n’a pas démérité. Mais c’est aussi la forte hausse des prix du pétrole qui a permis aux valeurs pétrolières de progresser fortement.

Le fait majeur a sans doute été la remontée du dollar qui avantage toutes nos valeurs exportatrices. De façon paradoxale, cette baisse peut en partie s’expliquer par le trou d’air conjoncturel en Europe avec des chiffres de croissance qui baissent un peu par rapport à une fin d’année 2017 très forte. L’Euro a ainsi retrouvé une meilleure compétitivité lui permettant sans doute de prolonger la durée de la reprise.

De façon plus négative, les difficultés politiques de l’Europe qui peine à s’unir pour une meilleure gouvernance de l’Union, peut avoir aussi eu des conséquences sur la devise. Dans le sens inverse, la crédibilité internationale de Mr Trump peut s’être renforcée avec sa future rencontre avec le leader de la Corée du Nord ou même le bras de fer protectionniste qui semble amener les différents partenaires à une négociation qu’ils redoutaient auparavant.

Beaucoup de prévisionnistes prévoyaient une première moitié de l’année avec une évolution des bourses en forme de tôle ondulée. C’est ce qui se passe et nous incite à une certaine prudence à court terme après cette remontée

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 11 mai 2018

Document d’information sans valeur contractuelle

L’indice CAC 40, qui tient compte des dividendes perçus, est proche de zéro en performance depuis le début de cette année. Il a donc à peu près rattrapé les pertes enregistrées en février et en mars, après la hausse de janvier.

Certaines inquiétudes, souvent contradictoires, persistent : la trajectoire de resserrement monétaire de la Fed est-elle excessive, et risque-t-elle de casser le cycle de croissance américain ? La politique de baisse de la fiscalité du Président Trump ne va-t-elle pas au contraire engendrer une surchauffe obligeant à remonter les taux de façon plus importante encore ? Et avec un déficit budgétaire en augmentation qui se conjugue avec un déficit commercial plus important (twin deficits), comment pourrait-on gérer une nouvelle crise si elle survenait ? L’annonce de mesures protectionnistes par le même Président twitteur ne va-t-elle pas réduire la croissance du commerce international dont nous avons profité en 2017 ? Enfin la défiance qui s’accroit à l’égard des grandes valeurs technologiques américaines n’est-elle pas le signe que leurs équivalents chinois vont gagner une guerre de leadership dans ce domaine ?

Il n’est pas anormal que le marché soit secoué après la hausse de nombreux marchés en 2017 et en particulier le Nasdaq américain avait connu une performance extraordinaire depuis plusieurs années et notamment depuis l’élection de Monsieur Trump. Nous ne sommes donc en aucune façon surpris par ce début d’année un peu cahotant.

Si on regarde l’autre côté du miroir, il faut remarquer que la croissance mondiale reste forte, même si elle faiblit un peu en Europe depuis quelques semaines, sans doute à cause de la remontée de l’euro. L’inflation reste maîtrisée partout, même aux USA, alors que le chômage continue de faiblir. Les bénéfices des sociétés américaines devraient connaître leur trimestre de plus forte croissance depuis plus de sept ans. Les entreprises européennes que nous rencontrons ne sont pas euphoriques, mais elles ne font pas état de soucis importants sur la conjoncture. Et elles s’apprêtent à publier des chiffres d’affaires très positifs au premier trimestre, comme cela a été le cas de LVMH le 10 avril.

Les deux phases de correction que nous avons connues sont des alertes et montrent que l’atmosphère a changé par rapport à l’année dernière. La hausse récente des prix du pétrole est un marqueur de la montée des inquiétudes politiques. Les frictions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine sont également une menace très concrète dont tout le monde, et notamment nous européens, pouvons subir les effets. Nous ne pensons pas que le monde devienne subitement totalement protectionniste, mais la persistance de cette menace est un risque pouvant pousser les acteurs économiques à un certain attentisme.

Nous avons donc en conséquence décidé de réduire modérément notre exposition aux actions en augmentant le pourcentage de liquidités.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 12 avril 2018

Document d’information sans valeur contractuelle

 

 

 

 

 

FLASH INFO

Nous vous informons de la distribution de la part D de l'OPC Oudart Oblig en date du 6 avril 2018. 

Montant unitaire du dividende  : 0.71 €