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La Loi PACTE, définitivement adoptée le 22 mai 2019 modifie les règles de fonctionnement du PEA et du PEA-PME, apportant plus de souplesse, largement bienvenue.

  • La création du PEA-jeune
    Le PEA est désormais ouvert aux jeunes majeurs, âgés de 18 à 25 ans et rattachés au foyer fiscal de leurs parents. Ce « PEA-jeune » est soumis au même régime juridique et fiscal que le PEA classique. Le plafond de versement est fixé à 20 000 €, plafond indépendant des plafonds des PEA des parents. Lorsque le jeune adulte quitte le foyer fiscal de ses parents, le PEA devient automatiquement un PEA classique.
  • La fusion asymétrique des plafonds de versement sur le PEA et le PEA-PME
    Le plafond des versements sur le PEA reste fixé à 150 000 €. Le plafond de versement du PEA-PME, antérieurement de 75 000 €, est désormais fixé à 225 000 €.
    Cependant, le plafond global des versements sur le PEA et sur le PEA-PME reste fixé à 225 000 €.
    La Loi PACTE crée donc une possibilité de transfert de tout ou partie du plafond du PEA vers le PEA-PME ; en revanche, l’inverse n’est pas vrai.
  • Assouplissement des règles de fonctionnement du PEA et du PEA-PME : « seuil-barrière » du délai de 5 ans et nouveaux versements
    Désormais, pour tous les retraits effectués à compter du 24 mai 2019, les retraits partiels sont possibles sur tous les PEA âgés de plus de 5 ans (ce délai était antérieurement de 8 ans), sans que ce retrait n’entraine ni la clôture du PEA, ni le blocage de nouveaux versements (une nouveauté introduite par la loi PACTE ; en effet, auparavant, tout retrait partiel effectué sur un PEA de plus de 8 ans entrainait le blocage de nouveaux versements sur le PEA).

Désormais, le régime juridique et fiscal est largement simplifié.

regime juridique


* évènement particulier affectant le titulaire du plan ou son conjoint (licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité)



Une question demeure à ce jour pour les anciens PEA par hypothèse de plus de 8 ans et sur lesquels des retraits partiels avaient été effectués avant le 24 mai 2019. Quid du déblocage des nouveaux versements sur ces PEA, lorsque le plafond n’a pas encore été atteint ?

Par ailleurs, des précisions seraient également les bienvenues sur les modalités précises de détermination des montants de nouveaux versements possibles sur le PEA en cas de retrait partiel.

Blanche de Labarre

Ingénierie Patrimoniale

  

Achevé de rédiger le 28 juin 2019

Document d’information sans valeur contractuelle



Ce premier semestre 2019 se termine très bien, après la respiration du mois de mai. Les performances des marchés d’actions et même d’obligations sont bonnes. Le risque a payé et plus on en prenait, mieux on était récompensé. Mais même en le mesurant, les portefeuilles ont bien progressé ! Toutes les performances ne sont pas égales. Certains choix malheureux ont pu conduire certains fonds à constater des manques à gagner, mais les pertes ont été très rares.


Nous ne regrettons pas notre choix initial de privilégier la qualité des entreprises, la force des modèles de management et la capacité d’innovation. A ce jour, nos fonds connaissent des résultats corrects, notamment par comparaison avec les indices. Certaines valeurs ont connu de très fortes progressions dans les secteurs très défensifs. La plus emblématique est peut-être Nestlé dont le cours progresse de plus de 25% cette année alors que l’alimentation est particulièrement peu cyclique.


Pourtant les paradoxes sont étonnants et parfois même choquants :


Jamais on ne nous avait annoncé aussi souvent que la crise devait nécessairement arriver et que les marchés subiraient alors une forte correction. D’ailleurs, les retraits se sont amplifiés sur tous les fonds d’actions fin 2018 et au cours des derniers mois. « Cash is king » nous répète-t-on partout et plus les taux baissent, plus il faut payer pour prêter, plus les investisseurs se précipitent pour investir dans des obligations dont le rendement est nul ou négatif, contents de savoir qu’il récupéreront la plus grande partie de leur capital, même si celui-ci est un peu amputé.


Les taux baissent en effet. 12 000 milliards d’euros seraient investis dans des obligations à taux négatifs sur la planète ! Les taux américains ne sont pas négatifs, mais les treasuries à 10 ans sont passées de 2.68% au 31 décembre 2018 à 2% ce jour, et le Président de la Fed annonce qu’il pourrait entamer le mois prochain une baisse des taux d’intérêt des taux administrés, la première depuis 10 ans. Pourtant l’économie américaine se porte très bien. Elle est au plein emploi, et il est même parfois difficile de trouver de la main d’œuvre disponible.


Mais le Président des Etats-Unis veut à la fois assurer sa réélection en 2020, alors le cycle américain entame sa onzième année consécutive de croissance. Il veut aussi améliorer les termes des échanges commerciaux de son pays avec tous les autres pays. Et c’est là que le bât blesse. La hausse des droits de douane entraîne des conséquences négatives sur les secteurs manufacturiers, provoquant une baisse des indicateurs avancés, ce qui peut laisser supposer que la situation pourrait se détériorer dans le monde. Les indicateurs de consommation sont encore très favorables partout. Peuvent-ils être entraînés vers le bas ?


Un paradoxe qui semble structurel est aussi remarquable : le chômage baisse partout, même en France ! Pourtant on ne constate presque nulle part de remontée de l’inflation salariale. Les explications données sont nombreuses : faiblesse des syndicats, nouvelles technologies, amélioration de la productivité, démographie, etc… Cette tendance n’est pas nouvelle, mais la faiblesse de l’inflation inquiète car la déflation n’est jamais loin !


Pour le moment, nous ne pouvons que constater que les marchés d’actions semblent anticiper des bénéfices en hausse alors que les marchés d’obligations semblent prévoir un ralentissement de la croissance. Difficile de prédire la fin de l’histoire, mais cela nous incite à toujours privilégier les entreprises les plus solides, capables de résister à d’éventuels vents contraires.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 21 juin 2019

Document d’information sans valeur contractuelle

 

 

 


 

Modification à partir du 1er juin 2019 des indices de référence de :
Oudart Midcap Europe
Oudart Europe

Nous avons décidé de modifier les indices de référence de ces deux fonds européens pour plusieurs raisons :
D’une part, le Brexit, en cours d’implémentation difficile, va sans doute éloigner un peu plus l’économie britannique de celles des différents pays du continent européen.

D’autre part, nous avons constaté que dans le passé, nos fonds n’avaient jamais investi à hauteur de la pondération très importante de ce marché dans les indices européens (plus de 30% par exemple dans l’indice Stoxx 50).

Nous avons donc préféré concentrer nos efforts et nos recherches sur tous les marchés de la zone Euro, de l’Union Européenne et du continent européen, y compris la Suisse et la Norvège. Cela n’empêche toutefois pas d’investir une part limitée de nos actifs dans quelques sociétés britanniques sélectionnées pour leur qualité.

A partir du 1er juin,

- Oudart Midcap Europe aura comme indice le STOXX Europe ex UK Mid (dividendes réinvestis) qui comprend environ 150 sociétés de petites et moyennes capitalisations en Europe, en excluant le Royaume-Uni.
- Oudart Europe aura le STOXX Europe Large ex UK (dividendes réinvestis) avec un même univers géographique mais pour les sociétés européennes de large capitalisation.

 

 

 

Comme il fallait s’y attendre, les marchés ont atteint un plus haut il y a environ un mois, à peu près à la date de notre précédente note. Ils ont ensuite entamé une consolidation jusqu’au 13 mai, suivie d’une petite reprise. Pour le moment, il n’y a rien de grave. Les performances sont toujours très positives depuis le début de l’année sur l’ensemble des marchés et on peut considérer ce mouvement comme une respiration bien méritée.

« Sell in may » avaient rappelé fin avril un certain nombre de stratégistes. Et en effet, à peine ce mois était-il entamé que Donald Trump renouait avec sa brutalité coutumière dans ses négociations internationales. Le sujet des discussions avec la Chine sur les droits de douane s’y prêtait à merveille. Et l’annonce d’une hausse de ces droits sur un grand nombre de produits chinois importés aux USA a été un détonateur efficace.

Le 1er mai, une banque centrale était en activité, la Fed américaine. Son chairman, Mr Powell, a tenu une conférence de presse après une réunion de son comité et en a profité pour montrer une certaine réticence à envisager une baisse des taux que beaucoup espéraient avant la fin de l’année. Les marchés ont aussitôt pu en tenir compte et exiger une hausse des primes de risque sur les actifs à risque. Pourtant les contrats à terme indiquent toujours que les investisseurs s’y attendent dans une proportion de 70%.

La période est clairement instable. Cela peut créer des opportunités, mais il convient de conserver un certain sang-froid et une bonne dose de prudence. Les discussions entre la Chine et les USA dépassent le strict enjeu des négociations sur les droits de douane et posent la question du leadership technologique entre le pays qui monte inexorablement et celui qui reste à ce jour le n°1. On le voit ces derniers temps avec le sujet de la société d’équipements télécoms chinoise HUAWEI que les américains accusent de pratiquer l’espionnage.

La saison des résultats du 1er trimestre s’est terminée sans catastrophe et notre sentiment est plutôt positif. Il faut notamment remarquer qu’un grand nombre de sociétés de notre univers a profité de taux de change assez favorables. Si les analystes ont continué de réviser à la baisse leurs prévisions de résultats pour l’ensemble de l’année aux environ de 5%, nous avons plutôt constaté une grande résilience des grandes valeurs européennes de qualité. Ce sont toujours celles-là que nous recommandons de détenir dans les portefeuilles.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 21 mai 2019

Document d’information sans valeur contractuelle